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Promeneurs du Net : une équipe renforcée au service des parents

Le 21 septembre, l'Udaf a accueilli 6 nouvelles Promeneuses du Net Parentalité. Une journée pour faire connaissance, comprendre les enjeux de la mission et découvrir les outils mis à leur disposition. Les Promeneurs du Net Parentalité sont désormais 19 en Isère pour soutenir, accompagner et apporter des réponses aux questions que se posent les parents en particulier sur l’usage du numérique.

En matinée, Noémie Rubat du Mérac, chargée de projets d’éducation aux médias et formatrice à la Maison de l’Image à Grenoble a donné des clés aux professionnelles pour comprendre ce qu’est l’éducation aux numérique et les enjeux autour des écrans et notamment les mécanismes d’ »addiction » aux écrans.

« L’écran est un dispositif qui projette et qui diffuse du contenu pouvant être interactif, pouvant servir à travailler, communiquer ou se divertir. »

À partir de cette définition et après un tour de table des pratiques numériques de chacune, elle a présenté un état des lieux des pratiques par âge en France, les statistiques d’usages et l’équipement moyen par foyer.

Un débat mouvant a ensuite permis de se positionner sur des questions clivantes :

Chacune a pu exposer son point de vue : d’accord, pas d’accord et pour quelles raisons. Les avis parfois divergents ont réinterrogé leurs représentations, déconstruit des idées reçues et parfois conforté leurs impressions. Un point d’accord était sur le fait que les écrans font évoluer notre rapport au monde et aux usages.

Dans une société où l’information circule vite, la professionnelle de la Maison de l’image a évoqué les notions d’emballement médiatique, de panique morale et de fake news. Les discussions ont également porté sur les injonctions contradictoires notamment par les usages imposés par l’école ou qui culpabilisent les parents sans chercher dans quel contexte les enfants évoluent (le milieu social, l’exposition au stress chronique, d’autres vulnérabilités…).

« Les Promeneurs du Net ne sont pas là pour juger les pratiques éducatives mais pour communiquer des informations utiles et des conseils pour aider les parents au mieux à appréhender la question des écrans et des réseaux avec leurs enfants. »

Les écrans en famille sont souvent source de conflit. Demandons-nous alors : à partir de quel âge, à quel(s) moment(s), pour quel(s) besoin(s), comment limiter… ? Des exemples comme le planning des écrans à créer ensemble ont été suggérés pour outiller les familles.  

« A la fois source d’ouverture culturelle, de divertissement, de partage et de répit pour les parents, les écrans peuvent questionner sur les valeurs véhiculées dans les contenus regardés. »

Selon la professionnelle, le temps d’écran n’est pas une fin en soi. Demandons-nous plutôt, qu’est-ce que l’enfant/le jeune regarde, comment dialoguer avec lui, comment accompagner son usage ?

Elle a également évoqué des thèmes comme l’ennui « essentiel à la croissance de l’enfant » selon la psychologue et psychanalyste Sophie Marinopoulos ou encore le cyberharcèlement qui « réveille des peurs profondes des parents » et pose la question des compétences psychosociales et de l’importance du témoignage pour s’en sortir. Avec une approche de l’éducation aux médias techno-critique, on éduque au « pouvoir d’agir », c’est-à-dire au fait de pouvoir choisir ses usages et ses outils en toute connaissance de cause.

« Il ne faut pas confondre la cause et les facteurs aggravants des pratiques excessives des écrans. »

S’appuyant sur les travaux de Grégoire Borst, professeur de psychologie du développement et de neurosciences cognitives de l’éducation, la professionnelle a rappelé que l’usage excessif des écrans est souvent le symptôme d’un mal-être. Le terme d’addiction est désormais admis par l’OMS pour les jeux vidéo au même titre que les jeux d’argent (dérives psychologiques et économiques induites). Pour le reste, on parle plutôt de pratiques excessives. L’addiction est réservée au cas les plus problématiques qui sont assez rares.

« La protection des mineurs ne peut pas reposer uniquement sur les familles. »

L’actualité récente le prouve (mise en cause de Meta aux Etats-Unis, amendes pour X…) : « la protection des mineurs exige une responsabilité collective des plateformes et des pouvoirs publics » indiquait l’Unaf dans un communiqué de presse. Récemment, le durcissement des PEGI en France, les critères d’âge européen sur les jeux vidéo, prend désormais en compte les dark patterns (interfaces trompeuses) et les algorithmes qui sont fait pour retenir l’utilisateur (économie de l’attention). En avoir conscience est une première étape dans l’utilisation raisonnée des supports numériques !

Les Promeneurs du Net ou comment « faire des réseaux sociaux, un véritable canal de contact et d’échange »

Cette journée d’intégration des nouvelles Promeneuses du Net entrées en mission en septembre 2026 leur a donc permis de découvrir et d’appréhender l’environnement des médias sociaux et de leurs usages, de trouver la bonne posture et d’ouvrir leur compte professionnel sur les réseaux sociaux.

Le 22 septembre, avec l’équipe de Promeneurs du Net Parentalité au complet, une journée d’échange était organisée avec une intervenante spécialisée en marketing pour savoir identifier son public sur un réseau social, choisir sa ligne éditoriale et développer son audience.

🙏 Merci aux participant·es dont l’implication enrichit toujours ces journées professionnelles !